Mark Reeve – Drumatic EP (Drumcode)

Sorti le 8 octobre dernier, l’EP Drumatic de Mark Reeve n’a pas laissé La Boite à Moustache avide de techno indifférente.
Retour sur cet artiste et sa première signature sur le label d’Adam Beyer, Drumcode.

 

Mark Reeve dés l’âge de 12 ans s’est vite épris de la musique électronique en Angleterre début 90 :
Malgré des lois strictes dans les clubs anglais à cette époque (telle que l’obligation de fermer à 2 heures du matin), des raves s’organisaient à foison et toute la jeunesse se réunissait pour prolonger et assouvir leur besoin de faire la fête.
Quel déclic doit se passer dans la tête d’un si jeune garçon lorsqu’il va découvrir puis vivre le mode de vie lié à l’irruption fulgurante de la techno, de la house et de l’acid chez la jeunesse de son pays?

Milieu des années 90, les parents Reeve déménagent en Allemagne. Cette fois-ci, ce jeune DJ va pouvoir explorer les clubs de Francfort avec les gloires nationales telles que Sven Väth ou encore Ricardo Villabolos.

Il faudra attendre 2010 pour que Mark Reeve passe du statut de DJ à producteur.
En 2011, sa reconnaissance dans le milieu se renforce. Il signe un album de tech house remarquable : Moving Horizons sur le label Traum Schallplatten (où l’on peut retrouver Dominik Eulberg, Minilogue, Extrawelt etc.). Et ce n’est pas tout, Sven Väth le fera signer sur son label Cocoon Recordings avec l’EP Daybreak On Mars. D’ailleurs la track éponyme, redonnant ce côté underground à la House, sera mixée par Richie Hawtin. Rien que cela.

2012, ses productions s’enchaînent, entre autre avec le label écossais Soma Records. Après avoir contribué à l’EP Origami avec Pig & Dan en Février, il sortira en Avril son EP Dice: intense et puissante techno.

Mark Reeve

L’actualité qui nous intéresse aujourd’hui est celle de la sortie de son nouvel EP Drumatic sur Drumcode.
La techno conserve un avenir certain et universel.

En écoutant les quatre tracks de l’EP, d’une durée plutôt longue (toute plus de 7 minutes), le décor se pose: on s’imagine dans un immense hangar avec uniquement de vifs lasers éclairant Mark Reeve et son public déchaîné par la puissance des basses.

Le rythme de chaque track se rapproche des 125 BPM, ce qui n’est pas non plus excessif pour de la techno. Mais la profondeur des basses et les boucles intenses de cet EP ne laisse aucun répit à nos coeurs et nos oreilles.

« The Beat » est une entrée en matière avec un grondement unique, et un effet vocoder à faire trembler plus d’un.

Coup de coeur pour « Drumatic »: Le kick vient s’allier aux percussions massives et au snare transperçant. Dés la 46ème seconde, les basses s’intensifient et tout s’affole. Un besoin de reprendre son souffle survient, il faudra attendre 4:04 pour l’assouvir. Mais Mark Reeve ne veut pas s’arrêter là, et nous refait décoller à peine une minute plus tard. Pendant les 30 secondes restantes, les percussions vont progressivement diminuer pour laisser place au kick du début. La structure de cette track est simplement divine.

Puis vient « Industrial » et son kick écrasant qui pourrait rappeler l’apogée de la techno des années 90, tant que Tool Mix rajoutera de la profondeur au morceau. Grisant.

Ces previews sont assez frustrantes, et il est désormais possible d’acheter l’EP sur Beatport:

La violence de la techno est la seule acceptable.

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