Live Report : Jamie Jones in the place !

Hier soir, Ed’n Legs et Doop Event nous ont sorti le grand jeu avec la venue de Jamie Jones. Une soirée que je ne me serais pas permis de manquer vue la réputation du DJ.
Après un apéro bien peuplé, direction le Ninkasi Kao (une fois de plus).
A l’intérieur, c’est Yogi qui ouvre le bal avec des tracks puissantes et mélodieuses.
C’est agréable de pouvoir compter sur nos Djs lyonnais pour bien commencer une soirée. J’avais pris l’habitude de n’arriver qu’au début des sets des têtes d’affiche pour éviter les Dj locaux souvent trop peu expérimentés. Cette période est révolue, les résidents d’Ed’n Legs savent désormais s’adapter à l’ambiance générale pour chauffer le public.
Live Report – Jamie Jones @ Ninkasi Kao
Mais venons en aux faits : Jamie Jones arrive tranquillement sur les coups d’1h30 (une petite demi-heure de retard pour accentuer l’attente).
Le Ninkasi est bondé mais le Dj anglais n’est pas intimidé : avec 140 concerts à son actif en 2011, soit presque un tous les 2 jours, notre ami sait exactement ce qu’il a à faire.
Son live est construit à partir de tracks principalement constituées d’énormes kicks et de basses prenantes. Nous aurions pu espérer plus de mélodies (comme ce fut le cas pour Tale Of Us par exemple) ou de synthés tranchants sur l’ensemble de son mix.
Toutefois, j’ai rarement vu un artiste dominer aussi bien les platines.
Chaque montée était soigneusement travaillée. Le public, perturbé, ne savait plus où donner de la tête. En effet, nous remarquons à chaque concert une bonne dizaine de transitions bouleversantes, mais lorsque celles-ci se reproduisent toutes les 5 minutes, il y a de quoi remettre ses sens en question…
Au niveau de la tracklist, Jamie Jones n’a mixé que peu de ses productions. L’intro de Hungy For The Power a été maintes fois utilisée par l’anglais pour déchaîner le public, cependant l’intégralité de la track n’a été passé qu’au 3/4 du set.
Evidemment, je l’ai entendue de loin, étant bloqué dehors pendant le morceau. C’est dommage, non pas que je sois déçu de ne pas avoir profité de ce son que j’ai trop souvent écouté l’été dernier, mais plutôt de ne pas avoir pu constater la réaction du public pour une track si attendue.
Pour le reste, je ne pourrais pas dire si les tracks du futur album de l’artiste Tracks From The Crypt ont été jouées, mais j’imagine que notre numéro 1 de RA ne s’en est pas privé.
En résumé, Jamie Jones est sans aucun doute un artiste à voir. J’ai trouvé sa prestation réellement impressionnante de par la qualité extraordinaire de son jeu de mix dont je me souviendrai longtemps.
Une fois de plus, quelques crapules vous rappelleront que Jamie Jones c’est bien mais qu’au Time Warp c’est mieux.
Un peu de patience les enfants, Lyon devient quelque chose !
Live Report – Sishi Rösch @ Ninkasi Kao
Pas facile de passer après le boss. Généralement, les DJs les plus talentueux se produisent en fin de soirée ce qui est très agréable puisque même si la tracklist n’est pas forcément meilleure, la qualité du mix change complètement notre perception de la musique.
Le cas le plus flagrant pour moi fut l’année dernière avec la venue de Kollektiv Turmstrasse au DV1.
Malheureusement, dans le cas contraire, c’est un peu la débandade.
Sishi Rösch mixe bien, mais l’écart avec Jamie Jones est clairement notable.
Néanmoins, après une bonne heure, quand nos exigences sont revenues à la normale, nous arrivons à apprécier le set et même a y trouver quelques pépites qu’on aimerait beaucoup avoir dans sa bibliothèque.
C’est triste, la soirée se termine. Je dois bosser un peu tout à l’heure, pas de Pearl pour moi ce matin. Oui, c’est frustrant.
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