Flash Live Reports : Nuits Sonores 2012

Les Flashs Live Report des Nuits Sonores 2012 sont enfin sur La Boite à Moustache. Après avoir savouré l’un des évènements musicaux les plus attendus à Lyon, j’ai voulu vous faire part de mes souvenirs marquants:
On va jouer dans l’éclectisme en choisissant Marcel Dettmann & Ben Klock, James Holden, Leome et encore Gesaffelstein.

Marcel Dettmann Ben Klock – Day 2 Hotel Dieu

Arrivée sur un coup de tête, je découvre le lieu atypique et parfaitement aménagé pour un festival : Hotel Dieu.
Sombres, profonds, et dotés d’une technique irréprochable, ces deux artistes n’ont plus rien à prouver. Et pourtant, leur rapport au public était si humble et chaleureux sous les derniers rayons de soleil de ce vendredi. De la techno, de la pure, et c’est toujours un plaisir à écouter. Je regrette seulement qu’ils ne soient pas passés aux Usines, la nuit aurait donné à leur set un surplus de violence bien appréciable.

Marcel Dettmann Ben Klock Nuits Sonores

James Holden – NS 1 Anciennes Usines de Brossettes

James Holden Nuits Sononres 2012

Pour ceux qui ne le connaissent pas, James Holden est le fondateur du label Border Community, et également compositeur de nombreux albums depuis 2000 dont le dernier en 2006 « The Idiots are Winning » mérite une réelle attention. Parmi ses poulains, on notera entre autre Nathan Fake qui sortira son nouvel album « Steam Days » le 27 août.
Nous voilà en scène 2, la touche Détroit de Seth Troxler m’avait déjà conquise en tant que parfaite mise en bouche avant de pouvoir (enfin) voir l’artiste le plus attendu de mes Nuits.
James Holden arrive, souriant et calme. Excitée comme une puce, j’ai du mal à retenir mes cris et déclarations d’amour dès les premières notes. C’est subtil, planant, mais pas toujours accessible. Son innocent côté enfant se mêle à ses sons d’une diversité incroyable : James nous emmène au cœur de son monde, de sa vision de la musique électronique.
Mais comment décrire James Holden ? On ne pourrait le comparer à aucun autre, son style est unique, son génie est indéniable. Ses remix m’ont envouté, que ce soient ceux d’artistes de son label, ou même d’autres tel que le fameux Ye Ye de Daphni (aka Caribou) [CF. vidéo ci dessous]. Je regrette seulement qu’il n’ait pas repris son mix de The Sky Was Pink de Nathan Fake, ou Poppy d’Avus même si sincèrement, mon cœur aurait lâché.
Les deux heures sont passées à une allure folle. J’aurais aimé que cela continue jusqu’au petit matin. Bon, j’ai bien tenté d’aller le voir à la fin, mais les Messieurs de la sécurité m’en ont empêché.

 

Leome – Day 1 Sonnenstrasse

Leome Nuits sonores 2012 Sonnenstrasse

J’apprécie beaucoup Uncivil Prod pour leur professionnalisme. L’équipe nous sert toujours des artistes à la pointe de la musique électronique (tels que Solomun, Tomas More, ou encore Click Box), avec une organisation sans faille et des artworks de grande qualité (réalisés par le graphiste Isla Abelin).
C’est donc vers 15H que j’ai lézardé devant Leome, jeune DJ lyonnais, co-fondateur de cette chouette Insomnie Musique. Je me suis régalée, entourée de très peu de monde, sur son set : des sons aériens, mélodieux, accessibles tant pour danser que pour s’apaiser après une rude Nuit 1.
On s’intéresse probablement trop peu à nos DJs locaux, et pourtant Leome fait partie d’un talentueux monde lyonnais du djing. On le retrouve le Jeudi 14 Juin au DV1 pour une soirée Leome All Night Long, de quoi se rendre compte que certains de nos DJs lyonnais en ont dans le ventre pour assurer plusieurs heures de set.
Remercions Insomnie pour sa collaboration avec Ed n’Legs: Chloé vs. Daniel Bell, à La Platerforme, un régal que Xav nous a conté.

Gesaffelstein – NS 3 Anciennes Usines de Brossettes

Gesaffelstein Nuits sonores 2012

Tout ce que je peux dire c’est que Gesaffelstein a le don pour soulever les foules. Il a littéralement déchaîné son public, impossible de ne pas se laisser transporter par sa musique. Personnellement, je garde un goût assez amer de son live. Hormis son personnage, apprécié ou détesté, j’ai eu le sentiment que tout était trop facile : à base de subites montées de sons pour exciter, je n’ai pas retrouvé le plaisir d’écouter son vrai travail, celui qui lui a donné cette renommée dans le monde des jeunes producteurs français. La fin de son heure de live écoulée, Gesaffelstein m’a laissé de glace, avec une attitude très distante, s’en allant sans même esquisser un sourire.

Quatre flash live reports pour quatre jours inoubliables de découverte et de plaisir je ne sais pas vous, mais le retour à la réalité s’est fait très difficilement le lundi suivant.

Crédit Photo: Official Nuits Sonores Page

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